Iris Apfel est une créatrice sans règle

Une icône de la mode de New York

Avec ses fameuses lunettes XXL et ses tenues extravagantes, Iris Apfel est devenue à sa retraite, « l’oiseau rare » de la mode à New York. Originaire du Queens à New York, son père possédait une entreprise de verre et de miroir et sa mère, une boutique de mode.

Aujourd’hui à presque 93 ans, elle est sans contredit la plus branchée de la planète. Et comme toutes les icônes, les plus grandes compagnies de la mode la courtisent. Elle a sa propre ligne de maquillage et collection de bijoux et une gamme de sacs à main.

Mariée à l’homme d’affaires Carl Apfel, elle fonde avec lui en 1950 Old World Weavers, une entreprise spécialisée dans la reproduction de tissus anciens, qui devient le fournisseur officiel de la Maison-Blanche.

Cette femme excentrique mentionne : « Le monde manque sacrément de glamour et de fantaisie », amusée de sa propre audace.

Aussi, elle assiste à la plupart des weekends de mode et est elle-même le mannequin lors de certains défilés. Plusieurs expositions sur son style ont été créées entre autres au Metropolitan Museum of Art à New York, en Floride, au Massachusetts et à Paris.

S’amuser dans le grand monde et rouler en Maserati ne lui fait pas perdre la tête. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est voyager, découvrir les traditions, chinoises, indiennes, les motifs africains, et, bien sûr, dégoter du vintage dans les marchés aux puces du monde entier. Elle achète ses coups de coeur et n’essaie jamais. « Je suis une vieille ado, confie-t-elle. »

Ses lunettes : « Tout le monde pense qu’elles valent une fortune, alors qu’en fait j’achète les montures pour trois fois rien au marché aux puces. Lorsqu’on me demande pourquoi elles sont si grandes, je réponds toujours, Mais pour mieux te voir’ ! »

Ses tuniques : « Je les achète dans le monde entier au gré de mes balades. Et la plupart du temps, j’oublie d’où elles viennent. J’aime porter le multiculturalisme sur moi. »

Ses bijoux : « J’en ai des milliers, et souvent au moins dix colliers autour du cou et quinze bracelets sur les poignets. C’est le minimum pour me sentir bien… »

On lui a déjà dit : « Tu n’es pas jolie, mais ce n’est pas grave puisque tu as du style ».